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 ma region

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bipbip1965
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MessageSujet: ma region   Lun 17 Juil 2006 - 20:35

VOILA JE CREE CETTE RUBRIQUE POUR PARLER DE NOS REGIONS RESPECTIF COMME SA ON POURRAT MIEUX SE SITUER.

SI CETTE RUBRIQUE NE VOUS CONVIENT PAS VOUS POUVEZ LE SIGNALER.
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 19 Juil 2006 - 1:06

Cuers

Pop.: 8.277 h Superficie : 5.053 ha

Département du Var

Au Nord-Est de Toulon Toulon (20 km), par l'A57 ou la N97
ou par une charmante petite route (la D12) venant de Hyères.

Cuers se situe au milieu des plaines et des collines, dans la campagne Varoise. Ses habitants peuvent bénéficier des plaisirs de la plage et des commodités de la ville sans en subir les inconvénients.

On se laisse prendre au charme du vieux village provençal dont les ruelles tortueuses, bordées de vieilles maisons datant des XVIème et XVIIème, siècles escaladent la colline vers Notre dame de Santé.

Arrivé là-haut, on jouit d'un splendide panorama sur la cité, les collines boisées et la longue plaine remplie de vignes produisant les fameuses Côtes de Provence (AOC).

En vous promenant, vous pourrez découvrir des traces du passé. Les lavoirs et les treilles, lieu de réunions improvisées, permettent de se reposer en profitant d'un peu de fraîcheur.

A visiter :
Caves et Domaines Vinicoles.
L'ancienne Collégiale.
La vieille église dominée par ND de Santé
et les orgues historiques de Charles Royer (18ème)..


Villages voisins :
Pierrefeu (6 km), Puget-Ville (8 km),
Rocbaron (10 km), Forcalqueiret (12 km)
et Sollies Pont (5 km).
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 19 Juil 2006 - 5:17

SITUATION ET ACCES

Altitude 130 m. - 8500 habitants - Paris 860 km. - Toulon et Hyères (aéroport) 20, Marseille 75, Saint-Tropez 60, Nice 125, Gare S.N.C.F : ligne régionale Toulon-Les-Arcs - Autobus : même itinéraire et Draguignan.







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bipbip1965
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 19 Juil 2006 - 20:50

L'ILE DE PORQUEROLLES
L'île de Porquerolles
L’île de Porquerolles, à 20 minutes de mer au départ de la Tour Fondue [Presqu’île de Giens] est la perle des îles d’Hyères. Située sur le même parallèle que le Cap Corse, l’île est le point le plus méridional de la côte provençale. Longue de 7 km et large de 2.5 km, elle culmine à 142 mètres au sémaphore.
L’île a subi l’influence de nombreuses civilisations [celte, ligure, étrusque, grecque et romaine] et des fouilles récentes ont mis à jours plusieurs sites archéologiques.
Elle conserve également les traces d’une architecture militaire, dont le Fort Ste Agathe, érigé sur les ruines de l’ancien château.

Aujourd’hui, Porquerolles garde sa vocation agricole. Au cœur de l’île, 200 ha de vignobles produisent un vin de grande renommée. Le conservatoire botanique national méditerranéen rassemble également sur l’île de grandes collections de variétés fruitières.
A votre arrivée, le port vous accueille au pied du village. Vous y découvrirez divers artisans, restaurants typiques autour de la place principale ombragée.

Sur ce bout de paradis, aux chemins bordés de pins et eucalyptus, vous croiserez uniquement vélos et promeneurs. Avec plus de 54 km de sentiers balisés, l’île offre de nombreuses possibilités de randonnées pédestres, telles que la balade qui vous mène au phare, les circuits du côté de la plaine Notre Dame ou du côté du Langoustier.

Vous apprécierez la mer turquoise, bordant au nord les plages de sable blanc et les falaises abruptes du sud de l’île.
L'ILE DE PORT CROS
L'île de Port-Cros
L’île de Port Cros est située à l’est de Porquerolles, à 1 heure de mer du Port St Pierre de Hyères. Avec ses 4 km de long et 2.5 km de large, elle est la plus petite de l’archipel, mais également la plus montagneuse et la plus sauvage. Elle culmine au mont Vinaigre, à 194 mètres d’altitude.

En 1963, Port Cros devient le premier Parc national terrestre et marin d’Europe [zone de 600 mètres autour de l’île]. Protégée par une réglementation sévère, le Parc National assure une préservation des écosystèmes tout en permettant leur accès et leur découverte dans les meilleures conditions.

Ses falaises abruptes offrent peu d’ouverture sur la mer et les plages sont peu nombreuses. 35 kilomètres de sentiers, en particulier le sentier botanique, permettent de découvrir les paysages de l’île, sa forêt et ses forts. Elle n’est accessible qu’aux seuls piétons.

La chasse sous marine et le mouillage des bateaux sont interdits ce qui permet la préservation de la diversité des fonds marins. Chacun peut les découvrir en suivant le sentier sous marin [plage de la Palud au nord de l’île].
L’île de Porc Cros est le grand rendez vous des plongeurs venus du monde entier.
A votre arrivée sur l’île, la Maison du Parc national vous accueille pour vous donner toutes les informations utiles à votre visite. Vous trouverez également plusieurs restaurants le long du petit port.
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Tonynelly
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 19 Juil 2006 - 21:12

BREST METROPOLE OCEANE : histoire de la ville de Brest










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:. Une ville chargée d'histoire

Brest est une ville au riche passé maritime. Sa situation géographique au fond d'une rade fermée par un étroit goulet en fait un emplacement stratégique exceptionnel qui séduit toujours les militaires. Les batailles se sont succédées dans ses eaux, une part de l'histoire navale de la France s'y est déroulée, retracée au musée de la Marine.Son chateau, achevé par Vauban, compte parmi les monuments majeurs de la Bretagne.


La ville en elle-même, totalement détruite durant la seconde guerre mondiale, n'a pas conservé l'aspect d'une cité ancienne. Reconstruite selon un plan géométrique en damier, elle offre des artères bien droites qui s'ouvrent vers la mer.

L'expression "Tonnerre de Brest" popularisée par le capitaine Haddock, vient de ces coups de canon que l'on tirait matin et soir pour signaler l'ouverture et la fermeture du port. Ces détonations retentissent ainsi pendant près de trois siècles. D'autres coups de semonce, plus épisodiques, avertissent également de l'évasion d'un bagnard.

:. La mémoire des siècles
Au IIIe siècle, les Romains établissent déjà une place forte dont les fondations serviront à l'époque carolingienne à l'édification du château.

D'abord propriété des comtes du Léon, celui-ci est racheté en même temps que la ville de Brest en 1240 par le Duc de Bretagne, Jean Ier. En 1341, lorsque la guerre de Succession de Bretagne plonge Brest dans la tourmente, Jean de Montfort livre le chateau aux britanniques.

Ni Du Guesclin en 1373, ni Clisson en 1378, n'arrivent à le reprendre. Ce n'est qu'en 1397 que le duc de Bretagne récupère l'édifice tant convoité en le rachetant à Richard II d'Angleterre.

Au XVIe siècle, Brest connaît les assauts de la Ligue. Prenant parti pour Henri IV, les gouverneurs défendent activement la ville en 1594, repoussant les espagnols qui avaient bâti un fort à Camaret.

Le projet de Richelieu de faire de Brest le plus grand port de la Marine Royale se concrétise sous Louis XIV. Colbert y affecte quatre-vingts vaisseaux et plusieurs centaines de bateaux. Il crée l'Inscription Maritime, installe l'Ecole de canonnage et le Collège de gardes-marine, mais surtout fait construire l'Arsenal dès 1664.Vauban, chargé de fortifier le site, achève ses travaux vers 1689.

Le dernier grand affrontement sur mer a lieu lors de l'attaque anglo-hollandaise contre Camaret en 1694. Leur défaite est magistrale.

Au milieu du XVIIIe, de nouvelles constructions viennent enrichir la ville.

En 1752, c'est l'Académie Royale de Marine. En 1769, une promenade surplombant la rade est conçue par l'architecte d'Ajot. L'ingénieur Choquet de Lindu, entre en 1746 et 1784, agrandit l'arsenal. Il édifie en outre le bagne de Brest.

De Brest se font les départs des grandes expéditions maritimes : de Bougainville (1766), de Kerguelen (1773), La Pérouse (1785).

Les idées neuves de la Révolution séduisent Brest, cependant favorable aux Girondins, elle doit subir de multiples représailles sous la Terreur.

Le Consulat puis l'Empire connaissent une période de stagnation jusqu'au début de l'industrialisation vers 1820. L'arsenal se modernise, des écoles spécialisées prennent place dans la ville.

Un pont est enfin établi entre Brest et Recouvrance en 1861. Le chemin de fer assure la liaison avec Paris à partir de 1865 et un port de commerce est construit hors de la Penfeld. La ville connaît alors une grande croissance économique et démographique.

Au début du XXe siècle, des difficultés importantes induisent une grande activité syndicale. Brest est alors appelée la "ville rouge".

Lors de la première guerre mondiale, elle sert de port de débarquement à des milliers d'Américains. Cependant, la guerre 1939-1945 lui est fatale. Occupée par les Allemands (dès le 19 juin 1940) qui utilisent le port, la ville est abondamment bombardée par les alliés.

A la Libération, il ne reste que des ruines. La reconstruction s'effectue, sous la conduite de Jean-Baptiste Mathon, pendant une dizaine d'années, Brest ne formant plus qu'une seule commune avec Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre Quilbignon, suivant l'ordonnance du 27 avril 1945.:. Quelques dates...

:. Dates importantes

IIIè siècle
Construction d’un castellum (camp fortifié) par les Romains. Brest est née ainsi…
1505
Visite d’Anne de Bretagne
1593
Brest, qui compte 1 500 habitants, est élevée au rang de ville par Henri IV
1631
Création de l’arsenal par Richelieu. Début du développement portuaire et militaire de Brest
1686
Arrivée des ambassadeurs du royaume de Siam
1694
Premier plan d’aménagement de Brest par Vauban
1750-1751
Construction du bagne par l’ingénieur de la Marine Choquet de Lindu
1858
9 au 12 août
Séjour de l’Empereur Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie
1861
Ouverture du 1er pont de Recouvrance à la circulation
1861-1889
Le port de commerce quitte la Penfeld. Il est établi à "Brest même" dans l’anse de Porstrein
1917-1918
Brest, port de débarquement américain
1930
Inauguration du Pont de Plougastel
1940
19 juin
Entrée des troupes allemandes à Brest
1944
9 septembre
Explosion de l’abri Sadi Carnot
1944
18 septembre
Libération de la ville au terme d’un siège de 43 jours
1945
Création du grand Brest par l’annexion des communes voisines : Lambézellec, St Pierre-Quilbignon et St Marc
1946-1961
Reconstruction de la ville selon les plans de Jean-Baptiste Mathon
1974
Création de la Communauté Urbaine de Brest qui regroupe 8 communes
2005
La Communauté Urbaine de Brest devient Brest métropole océane
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MessageSujet: ma region ma ville   Mer 19 Juil 2006 - 23:48

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MessageSujet: ma region ma ville   Jeu 20 Juil 2006 - 0:16

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MessageSujet: le departement des landes   Dim 23 Juil 2006 - 12:30

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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 12:21

NORD PAS-DE-CALAIS

Préhistoire et Antiquité

Les premiers immigrants

Les premiers peuples se sont installés dans la région au rythme des glaciations et ont laissé quelques vestiges de leur passage, essentiellement sur les plaines calcaires.

À Wimereux, nous pouvons observer quelques bifaces et rognons de silex à côté d'ossements d'éléphants et d'hippopotames datés de -700 000 ans. Plusieurs milliers de vestiges (ossements d'animaux d'époque froide, traces de feux et de déchets divers), dont deux crânes humains, témoignent de la persistance d'une implantation de l'homme de Biache lors d'une période interglaciaire il y a 250 000 ans.

Les premières traces de l'homo sapiens sont datées de 38 000 ans avant notre ère. La région était alors une steppe, peuplée de rennes. Les progrès seront lents, en agriculture et en métallurgie (premiers témoignages du Néolithique vers -3 700), mais le sol fertile favorise des implantations durables comme au Mont-Saint-Éloi, à Wissant, Étrun ou encore au mont Noir.

Vers 3 000 ans avant J.-C, le climat plus sec fait reculer la forêt et l'arrivée de nouvelles populations venues du sud provoque les premières guerres connues de l'histoire régionale et à l'âge du bronze, vers -1500, on trouve la trace d'importants échanges interrégionaux, y compris avec la Grande-Bretagne.


L'époque celte
Un millénaire avant notre ère, un nouveau peuple venant de l'est de l'Europe apporte les instruments aratoires et élevage du cheval, puis se sont les Celtes de Bavière qui introduisent l'âge du fer dans la région.

Aux IIIe et IIe siècles avant J.-C-, les Belges qui sont assimilés en partie au monde celte, conservent pourtant des idiomes et des habitudes de la vie germanique s'installent dans la région. Les peuples comme les Morins, Atrébates, Ménapiens ou encore Nerviens s'organisent de façon très laxiste, mais établissent tout de même des frontières dont les traces persistent encore aujourd'hui. La région est occupée de manière relativement dense, même si la vie reste rurale. Les villages sont essentiellement ouverts (sans remparts défensifs), mis à part quelques oppida (cités fortifiées), comme Étrun et Avesnelles, sans doute les capitales des Atrébates et des Nerviens. Une migration belge vers l'actuelle Grande-Bretagne contribua à tisser des liens culturels et économiques entre les deux régions.

La réputation de prospérité des territoires du Nord attisa la convoitise de Jules César. Les batailles furent alors fréquentes et meurtrières. L'écrasement des Nerviens en -57 ne soumit pas toute la région à la pax romana. La résistance ne s'éteindra que peu à peu pour devenir définitive avec l'exil des plus irréductibles en Angleterre. La Belgique vaincue, dévastée, connaîtra le destin des frontières (les « Marches ») de l'Empire romain pendant plus de quatre siècles.

Les autres envahisseurs viendront par la suite essentiellement de l'est. Ces nomades s'adaptèrent et s'intégrèrent aux populations sédentaires et la culture de la région s'en trouva très enrichie.
La pax romana

Aux temps gallo-romains, la région est englobée dans le vaste ensemble appelé Belgique et divisée en cités. Tarvanna (aujourd'hui Thérouanne) fut la capitale des Morins, Bagacum (aujourd'hui Bavay) fut la capitale des Nerviens, et Nemetacum (aujourd'hui Arras) qui était déjà occupée par les gaulois fut la capitale des Atrébates ; ces trois villes sont des créations romaines (Arras fut alors considéré comme étant une ville).

Le tracé des routes romaines est si important qu'il marque encore certaines de nos infrastructures (les Chaussées Brunehaut). Les grands axes sont vers :

le littoral, Boulogne-sur-Mer (Gesoriacum ou Bononia selon les époques), port important pour aller vers la Bretagne romaine.
l'Est (le Rhin) et l'Italie.
La vie y reste essentiellement rurale, axée sur deux ressources principales que sont le blé et la laine. Si la christianisation est fragile, le latin élimine progressivement le celtique, sauf à l'extrême nord. La prospérité se traduit par un développement démographique important, même si la hantise des invasions reste très présente et freine la vie économique.


Moyen Âge

Une région bilingue

Au IIIe siècle, les Francs et les Alamans envahissent et pillent le territoire. Les dévastations sont si importantes qu'il faut recoloniser la région ; l'armée romaine, dépassés par l'ampleur des frontières de leur empire qu'elle doit défendre, laissent les Francs s'installer et essayent de s'en faire des alliés. Le long de la Lys, une frontière linguistique se créa alors en séparant le dialecte germanique parlé par les Francs, qui deviendra plus tard le flamand, et la langue latine dont le français est issu.

La région est également fortement touchée par la révolte des Bagaudes (groupes de paysans ruinés, de déserteurs, et de barbares). Dans le même temps, le rivage (de Dunkerque à Saint-Omer et Montreuil-sur-Mer) qui peut être attaqué par des invasions maritimes est abandonnée aux pillards. Les Angles et les Saxons s'y sont installés, comme en témoignent les noms de quelques villages ou ceux de légendes du littoral comme Sainte-Godeleine, Wierre-Effroy, Quentovic et bien d'autres.

Les invasions barbares

Au début du IVe siècle, avec l'aide des Francs déjà installés, la tranquillité est restaurée dans la région pour une cinquantaine d'années. Les villes qui sont des places fortes stratégiques et administratives, ne peuvent se développer vraiment tandis que les grands établissements ruraux se transforment en agglomérations dynamiques. Mais les invasions constituent encore un frein au développement. Les Huns d'Attila, par exemple, assiègent Bavay en 358. Au début du Ve siècle, de très nombreux envahisseurs balaient l'armée romaine et le christianisme ; ils sont Anglo-saxons, Vandales, Hasdingues, Suèves, Alains ou encore Francs (les peuples peuvent être divisés en clans). L'un d'eux, Clovis en chef ambitieux, s'élance de Tournai pour conquérir la Gaule en sa quasi totalité, tandis que l'Empire romain d'Occident s'effondre en 476.

La « pacification franque » est achevée en 486 en commençant par les territoires du Nord.


Du VIIe au XIIe siècle

Ce sont les pays de Tournai, Cambrai, Arras et de Vermand qui fournissent les principaux revenus domaniaux aux dynasties franque, mérovingienne et carolingienne. La région est donc l'un des pays où l'autorité a la place la plus importante. Le territoire reste tout de même bilingue avec le roman et le germanique.

Si la christianisation est très lente, elle finit par arriver : le VIIe siècle en sera l'âge d'or pour les monastères missionnaires. C'est dans ces sanctuaires que se développent l'art et la culture de la région.

Vers les VIIIe et IXe siècles, les bas pays flamands s'éveillent à leur tour. Des centres commerciaux (appelé aussi portus) apparaissent comme Valenciennes, Douai, ou Saint-Omer. L'ancienne organisation territoriale de l'époque gauloise se retrouve souvent dans les circonscriptions ecclésiastiques.

En 843, l'empire de Charlemagne est divisé entre ses petits-fils lors du traité de Verdun. Le cours de l'Escaut fut alors la limite entre le domaine de France et celui de Lotharingie qui sera englobé dans le Saint Empire romain germanique. Cette division sera lourde de conséquences pour la région puisque l'avenir du Hainaut et du Cambrésis sera différent de celui de l'Artois et des Flandres pour plusieurs siècles. Pourtant, les liens vassaliques de l'époque n'avaient pas la rigueur et la pérennité des traités actuels. Les rois, les seigneurs ou les échevins se sont accommodés le plus souvent des situations complexes avec les mariages royaux, la diplomatie ou encore les alliances militaires feront que le commerce de la région n'en fut pas trop touché.

Le transport des marchandises emprunte dans la région le plus souvent les cours d’eau. Les plus petites dénivellations sont des obstacles qui nécessite l'emploi des la force humaine ou animale avec des écluses. Ces lieux deviennent par la suite des agglomérations, qu’il faut défendre par des remparts. C’est le cas de Lille, ancienne limite sud du vieux comté de Flandre, dont le nom officiel apparaît en 1066, mais aussi de Valenciennes, Saint-Omer ou encore d'Arras. L’augmentation de la population implique d’immenses travaux d’aménagement destinés à augmenter la terre cultivable comme le marais de Saint-Omer qui était auparavant 4 000 ha de « mer boueuse », la forêt d’Arrouaise (dans le sud Artois) qui a été totalement déboisée mais aussi certaines zones côtières et vallées marécageuses.

Sur la frontière s'étendant de l'Escaut à la mer, l'autorité politique d'une lignée de comtes de Flandre s'organise. Les invasions vikings qui se succèdent à partir de 860 ravagent le territoire ponctuellement mais ne bouleversent pas les structures locales alors que l'autorité royale régresse. Les seigneurs qui sont les préfets au service du roi de France, deviennent les seuls recours des cités contre les razzias normandes.

L'économie européenne possède deux pôles qui sont les ports italiens qui commercent avec le Moyen-Orient et les villes drapières d'Europe du Nord-Ouest et la hanse nordique qui renforce ses flux commerciaux. Les foires et les comptoirs situé dans la région permettent la rencontre de ces deux pôles complémentaires d'où une économie très active et la construction d'une place boursière importante.


La guerre de Cent Ans

Le XIIIe siècle témoigne d'un développement économique constant de la région, mais villes et villages subissent l'effondrement d'un système de production (principalement agricole) et d'échanges archaïque. Les nobles s'appauvrissent et marque le début de leur effacement militaire, ce qui prépare l'arrivée des milices communales. Les villes, qui ont acquis des privilèges considérables grâce aux bourgeois qui rachètent la ville aux seigneurs, parviennent à maintenir leurs économie au travers des crises militaires et politiques. Les beffrois se construisent un petit peu partout. L'Église garde une puissance omniprésente par son rôle culturel et social. Dans le même temps, le Hainaut qui est une terre impériale (voir au-dessus) est parfois alliée et d'autres fois ennemie de la Flandre, connaît une paix propice à l'avènement des privilèges communaux.

La rupture ordonnée par le roi de France avec l'Angleterre achève d'exacerber le sentiment anti-français de la population régionale. C'est le Hainaut qui noue une coalition au service du souverain anglais dès le début de la guerre de Cent Ans en 1337. Le début du conflit est, dans les trente premières années, une catastrophe pour la région car l'Angleterre qui est sûre de ses alliés, fait du Nord le théâtre de ses premières opérations militaires avec comme exemple la bataille de Crécy, où tombe une partie de la noblesse française ou encore le siège de Calais qui devient anglaise pour les deux siècles à venir en asphyxiant le développement des autres villes d'Artois.

La peste noire qui se répand dès 1348 frappera la région pendant plus d'un siècle, alors que dans le même temps, des mauvaises conditions météorologiques occasionnent des disettes meurtrières. Les révoltes sociales explosent avec une importante violence sur fond de misère avec une économie incertaine.


L’époque bourguignonne

En 1369, le roi de France Charles V marie son frère Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, à la fille de Louis de Mâle (comte de Flandre). Par le jeu des successions, Philippe le Hardi hérite en 1384 de la Flandre et de l’Artois. L’alliance anglo-flamande est alors rompue. Les territoires du Nord deviennent l’une des plus importantes régions de la Maison de Bourgogne. La région connaît, le temps de quatre règnes, l’âge de la puissance bourguignonne, à défaut d'un véritable âge d’or. En effet, les menaces militaires et désastres naturels sont toujours menaçants tandis que la mutation économique se poursuit en ruinant les uns et en enrichissant les autres. Pourtant, une crise économique et démographique frappe l’ensemble de l’Europe du Nord-Ouest pendant des décennies pour atteindre son paroxysme dans les années 1420-1440.

En 1407, la France se déchire entre Armagnacs de la Maison d'Orléans, et Bourguignons. Le Nord est prêt à s’allier de nouveau à l’Angleterre où l’économie devient le véritable enjeu des campagnes militaires. L’armement anglais évolue et on peut le voir à la bataille d'Azincourt en 1415 qui est un désastre pour la noblesse française incapable de s’adapter aux nouvelles techniques de combat. La maison de Bourgogne s’étend encore vers le comté de Boulogne, puis vers le Hainaut. Le « Grand Duc d'Occident » peut alors rêver d’un nouvel Empire du Milieu qui serait semblable à l’ancienne Lotharingie.

En 1435, Philippe le Bon (duc de Bourgogne), abandonne l’alliance anglaise en échange du Ponthieu. Mais, quatre ans plus tard, le commerce anglo-flamand reprend.

Enfin, en 1461, Charles le Téméraire qui est le dernier duc de Bourgogne, affronte Louis XI dans l’Artois et la Picardie qui seront ravagés. La fin de la guerre de Cent Ans sera signée en 1475.


Époque moderne

L'empire des Habsbourg

L'époque bourguignonne se finit en 1477 avec la mort de Charles le Téméraire, le roi de France Louis XI s'empresse de conquérir la région qui est un poumon économique. Mais l'héritière de la Bourgogne, Marie, épouse un Habsbourg qui est le futur empereur Maximilien Ier d'Autriche. Le roi de France doit alors céder et la région se trouve exclue du royaume français pour deux siècles, à part le Boulonnais qui reste attaché à la couronne royale et aussi quatre places fortes de l'Artois. La région, ainsi devenue un territoire convoité des grands européen, sera un champs de bataille forcé et dévasté entre les armées européennes jusqu'en 1713.

En 1519, le petit-fils de l'empereur Maximilien, Charles Quint, est sacré empereur d'Autriche et pour s'opposer à ses ambitions territoriales, François Ier cherche l'alliance de l'Angleterre au camp du Drap d'Or en 1520 mais ceci est un échec et Charles Quint continue ses conquêtes. En 1548, il baptise l'ensemble de ses propriétés du nord « le cercle de Bourgogne » qui deviendront par la suite les Pays-Bas et s'étendent à cette époque jusque le Hainaut et l'Artois. Mais en 1553, les Français attaquent les terres impériales depuis leurs places fortes d'Artois. Charles Quint ordonne alors leur destruction totale. Thérouanne et Hesdin en seront anéanties et leur sol sera labouré et stérilisé par l'artillerie.

Enfin, en 1555, Charles Quint abdique en faveur de son fils Philippe II, qui devient souverain des Pays-Bas, de l'Espagne et de la Franche-Comté pour quarante ans et en 1558, Calais est reprise aux Anglais par les Français.
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 12:28

L'annexion française

En 1635, après ce bref répit pour la région, les règnes de Louis XIII et Louis XIV seront une nouvelle ère de près de quatre-vingt dix ans de combats, de sièges, de pillages, de dépeçages diplomatiques et de misère. En 1648, une bataille oppose le prince de Condé aux troupes espagnoles dans la plaine de Lens. Pour Mazarin, les Pays-Bas espagnols doivent former un « boulevard inexpugnable » à la ville de Paris, qu'on pourra alors appeler « le cœur de la France ». La région redevient frontière. En 1662, dans ce climat très dur apparaît en masse les jacqueries et les révoltes spontanées. Ainsi, dans le Boulonnais pourtant français depuis des siècles, la suppression des franchises du Boulonnais (exonérations des taxes en raison de la présence du port) conduit à la révolte des « Lustucrus ».

De 1688 à 1713, la population régionale, partagée dans ses sentiments d'appartenance "nationale" (française et flamande notamment), doit subir les assauts des Hollandais soucieux de reconquérir ce qu'ils considèrent comme leurs terres. Après plusieurs défaites importantes, la bataille de Denain sauve la quasi totalité des acquis français et le dernier traité qui concerne le tracé des frontières régionales sera celui d'Utrecht. Le Nord-Pas de Calais est dessiné selon une frontière complexe qui est défavorable à ses intérêts économiques pourtant, les habitants finissent par accepter leur nouvelle identité française qui ne cessera de s'affirmer au fil des guerres et des épopées économiques.


Époque contemporaine - Le XVIIIe siècle

De 1713 à 1815

La première trace de l'intégration française dans la région est militaire, ce sont les citadelles de Vauban qui ponctuent le « Pré Carré ». Les industries qui sont définitivement privées de leurs anciens marchés d'Angleterre et des Provinces Unies du Nord, traversent une période d'adaptation assez difficile. Le roi, soucieux de passer outre les multiples découpages des pouvoirs politiques, religieux ou judiciaires de la région impose un premier cadre administratif très simplifié. L'introduction de nouvelles techniques amène des progrès agricoles spectaculaires et même si l'industrie textile possède toujours une part importante de l'économie, le bassin minier commence l'exploitation du charbon en assurant parallèlement le développement de la métallurgie. Lille abrite alors la plus grande manufacture d'Europe de céramiques.

Jusqu'en 1788, la prospérité économique retrouvée ne concerne pas le peuple mais seulement la haute société car l'indigence reste si grande que la moindre variation de l'économie entraîne un désastre qui est amplifié car la croissance démographique est importante. Donc, après les disettes répétées depuis 1740, la crise alimentaire qui s'étend dans le royaume en cette année pré-révolutionnaire touche énormément la région.

En 1789, la Révolution française aura peu de répercussions sur le territoire régional même si le zèle révolutionnaire s'acharne sur les symboles de l'Église en détruisant de nombreux trésors artistiques et en vendant les biens du clergé dans l'indifférence. La fin des privilèges ruine de nombreuses cités et la création des deux départements en 1790 avec leur découpage ou le choix des préfectures, suscitent de graves querelles. De 1792 à 1794, la région est par deux fois envahie par l'armée autrichienne. Le siège de Lille aboutira à sceller le sentiment patriotique qui restera par la suite très important. Ce sont les armées révolutionnaires qui libèrent le territoire et envahissent les provinces belges, lesquelles seront françaises jusqu'en 1814.

En l’an VIII (1799), Napoléon Bonaparte est accueilli par une région écœurée de la violence de la Terreur et est encore profondément rurale, illettrée et avide de paix. Très vite, les notables se sont chargés d'occuper les postes les plus importants de l'administration départementale. En 1810, grâce au blocus continental, l'économie du Nord-Pas-de-Calais décolle et est assurée par le développement de l'industrie cotonnière, de la recherche minière et de la nouvelle culture de la betterave à sucre, qui remplace le sucre de canne. Pourtant, la conscription, le chômage et la misère attisent la haine des populations contre Napoléon mais en 1815, la région se soumet facilement à une armée d'occupation pour les trois ans suivants. Enfin en 1830, les provinces belges des Pays-Bas voisins se révoltent pour former un état souverain avec les provinces belges françaises ; c'est la Belgique.


La première usine du pays de 1815 à 1914

Au XIXe siècle, la région s'impose comme « la première usine de France », expression née sous le règne de Louis-Philippe. Les multiples transformations du cadre de vie, des mentalités, des infrastructures est un bouleversement total d'où naissent des réussites et des drames. C'est de là que commenceront les grands problèmes non résolus de notre époque.

Le succès économique global s'est renforcé grâce à l'importation de technologies de pointe depuis le Royaume-Uni et la délocalisation de la main-d'œuvre rurale vers les villes depuis l'Artois, le Hainaut et la Belgique surpeuplés, pour une bourgeoisie dynamique et une richesse minière. De nombreuses industries comme les verreries et les papeteries fleurissent. Boulogne et Calais, tournées vers le Royaume-Uni, la pêche au large et l'exploitation de ressources locales (charbon des Mines d'Hardinghen, gisement ferreux de Marquise) ont un destin différent du reste de la région : arrivée de l'industrie du tulle à Calais en 1817, métallurgie à Marquise en 1830, etc. Les voies de communication s'améliorent considérablement avec en 1846l'inauguration de la ligne de chemin de fer Paris-Lille). Le monde rural, bien que disparate, connaît des progrès importants avec la mise en valeur des sols puis, à partir de 1850, une véritable révolution agricole. La région est alors également la première « ferme de France ».

En 1848, la crise économique qui chasse Louis-Philippe débouche sur un espoir décevant d’une République sociale. Les clivages sont de plus en plus évidents entre les possédants et les démunis, les ruraux conservateurs et les ouvriers socialistes. Mais le Nord-Pas-de-Calais reste un « Eldorado » pour des entrepreneurs ambitieux avec en 1850, la mise en exploitation du gisement houiller de l'intérieur des terres du Pas-de-Calais. Le bassin minier va prendre le visage qui est encore le sien aujourd’hui. D’autres villes non minières prennent leur essor grâce à la concentration et à l’expansion du textile, de la confection, de la sidérurgie, de la métallurgie et de la chimie industrielle.

En 1860, le traité de libre-échange avec le Royaume-Uni mécontente les industriels et des grèves secouent la région ; pourtant, un an plus tard, la Bourse des valeurs de Lille est ouverte. Le négoce de laine prend sa dimension mondiale à partir de l’axe Roubaix-Tourcoing. En 1870 avec la guerre contre la Prusse ne cause guère de dégâts sur le territoire. Même si elle est un désastre national, elle est une chance de plus pour la région puisque la perte de l’Alsace-Lorraine conforte le Nord-Pas-de-Calais dans son rôle économique. À l'aube du XXe siècle, la région est au maximum de sa puissance. Mais les faiblesses qui la rongent apparaissent déjà avec une vie politique et une structure sociale profondément déchirées, une urbanisation archaïque ou anarchique, des infrastructures hétérogènes et souvent insuffisantes, une sous-qualification, un sous-développement scolaire et un secteur tertiaire en retard.

Le socialisme prend fortement racine dès 1889 tandis que les grèves et manifestations se multiplient comme le 1er mai 1891 avec la fusillade de Fourmies. Si la région devient l’un des principaux bastions de la Gauche parlementaire, c’est aussi dans ses villes que le catholicisme apprend à considérer le social autrement que sous l’angle de la charité.


Époque contemporaine - Le XIXe siècle et l'avenir

Les crises

Pendant la Première Guerre mondiale en 1914-1918, la région est une nouvelle fois envahie. Pendant quatre ans, la population va devoir apprendre à vivre avec « le Front » et toutes ses horreurs, ses privations, ses angoisses, ou avec l'occupation, les brutalités, les pillages, les bombardements. Cette période noire décime les hommes. Le territoire est ravagé avec 400 000 hectares à nettoyer dans le Nord et 152 000 dans le Pas-de-Calais. La reconstruction s'engage difficilement mais sera dans l'ensemble réussie. Le déficit de la population est compensé par l'arrivée massive d'immigrants, en majorité belges et polonais. L'année record de l'arrivée d'étrangers dans le Bassin minier est 1925 avec 224 000 immigrants.

En 1929, la crise économique mondiale va frapper le colosse régional en chacune de ses faiblesses. C'est au tour des habitants du Nord-Pas de Calais d'émigrer, par milliers, jusqu'en 1936 avec l'arrivée le Front populaire qui durcit évidemment le climat politique régional. Les grand patrons et les syndicats s'affrontent sans merci avec l'exemple du député socialiste Roger Salengro qui victime d'une campagne calomnieuse et dégradante, se suicide.

En 1940, avec le début de la Seconde Guerre mondiale une nouvelle épreuve pour la région apparaît. L'invasion allemande est si rapide qu'elle provoque une véritable psychose collective et c'est l'exode. Le réembarquement des soldats britanniques entraîne l'acharnement des bombardements sur le port de Dunkerque qui est quasiment rayé de la carte. De 1940 à 1944, l'occupation la mettra hors de la juridiction française. Cette « zone interdite » est alors rattachée à la Belgique et devient un lieu de production industrielle massive adaptée aux besoins du IIIe Reich, et une zone stratégique de première importance comme le prouve le Mur de l'Atlantique, les aéroports militaires, les bases de lancement de fusée V1 etV2. La moitié des troupes d'occupation sont basées dans le Nord-Pas de Calais. Les destructions dues aux sabotages des résistants et aux bombardements des Alliés ne sont que ponctuelles, mais créent un sentiment permanent d'insécurité pour l'occupant. La plus grande grève jamais observée, jusqu'à nos jours, dans un pays occupé a d'ailleurs lieu en 1941, avant l'invasion de l'URSS par l'Allemagne et ses alliéselles, et touche tout le bassin minier. La grève, "revendicative et patriotique" pour "du savon et du pain" sera durement réprimée, alimentant en réaction les réseaux FTPF et FTPF-MOI (immigrés polonais et prisonniers russes et ukrainiens, évadés des camps dinternement implantés dans le Pas-de-Calais). Toutes ces actions scellent un sentiment national face à l'envahisseur, entre les différentes sensibilités de la Résistance.

Après guerre et Avenir

Dès 1944 avec la reconstruction, les Houillères sont nationalisées pour favoriser la bataille du charbon avec les autres pays européens. Cependant, les restrictions alimentaires se perpétuent alors que les mineurs meurent au travail "pour relever la France". Un profond sentiment d'injustice domine qui conduira à de grandes grèves que le gouvernement français fera réprimer par la troupe. Deux ans après avoir contribué à la libération de la France, les mineurs verront à nouveau les soldats et les chars circuler dans les corons et tirer sur la foule. La sidérurgie est restructurée en 1948 avec la constitution d'Usinor. L'amélioration des infrastructures, la reconstruction des villes et l'accroissement démographique contribuent à assurer le redémarrage. En 1952 le Pacte européen Charbon-Acier (CECA) décidera de l'avenir à long terme des industries du Nord-Pas de Calais en programmant leur restructuration pour les 30 années à venir. Dans les années 1960, la période de prospérité cache mal les faiblesses de l'économie régionale (grève générale des mineurs de 1963 et ordre de réquisition des mineurs qui provoque le départ du gouvernement des ministres socialistes du Général de Gaulle) ; mais progressivement, une prise de conscience s'opère et débouche sur une modernisation vigoureuse de l'autoroute Lille-Paris dès 1954, celle d'Usinor-Dunkerque en 1962, ou encore la rénovation de l'usine Française de Mécanique à Douvrin en 1968 ou de Renault Douai en 1971. En 1973, les chocs pétroliers, la crise économique dans laquelle le monde s'enlise et l'application du Plan CECA de 1952 ravagent les zones industrielles provoquant la disparition de plusieurs centaines de milliers d'emplois qui ne seront jamais compensés par les créations nouvelles. Des pans entiers de l'économie traditionnelle s'effondrent, révélant les fragilités et les archaïsmes de l'appareil de production et des conditions de vie. Mais en 1982, les lois de décentralisation accroissent sensiblement les pouvoirs des collectivités locales françaises. C'est un nouvel espoir dont les limites apparaissent rapidement face au désengagement de l'État et à l'ampleur des problèmes à affronter. 1994 marque le début d'une série extraordinaire de grands travaux qui aboutit à la mise en exploitation du TGV Nord-Europe, d'Eurostar, de Thalys et du Tunnel sous la Manche. Dans le même temps, les dynamismes locaux se structurent pour créer les conditions d'un développement maîtrisé. Lentement, la région oublie son rôle de frontière stratégique et efface les cicatrices profondes de l'industrialisation forcenée dont les traces persistent avec les anciennes usines, les terrils ou les maisons ouvrières

Aujourd'hui, le Nord-Pas-de-Calais se trouve au centre de l'Union européenne et la région augmente le nombre de mesures pour améliorer le devoir de mémoire en réhabilitant ses sites historiques, en ouvrant des musées consacrés à la mémoire ouvrière (Centre Historique Minier de Lewarde (le plus important d'Europe), du Textile, des Postes, de la Faïence, de la Pêche artisanale à Etaples/Mer, de la Mer à Nausicàa Boulogne/Mer...). Il est aussi à noter que depuis que l'espace Schengen existe, la région est plus proche de la Belgique voisine et que les aménagements (routiers par exemple) se font désormais en commun


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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 12:37

LA VIE A PERTE DE VUE

A seulement deux heures de Paris, Londres ou Bruxelles, La Côte d’Opale déroule ses 120 km de plages, de dunes et de falaises entre Calais et Berck-sur-Mer.




En chemin vous découvrirez de charmants villages de pêche comme Audresselles ou Wissant et des stations balnéaires aux villas anglo-normands comme Wimereux, Hardelot ou Le Touquet Paris-Plage.

En gros pull ou en petit maillot, la Côte se pratique à pied, en vélo et à travers des paysages variés, où le ciel est changeant, tout en couleurs irisées et poussé par un vent, capable, parfois de vous couper le souffle ! Le Grand Site National des Caps surplombe l’un des chenaux de navigation les plus fréquentés du monde. Par temps clair on aperçoit la côte britannique (à 34 kms) et les balais des flobarts, chalutiers, bateaux de plaisance et car ferries qui dansent sur la mer sous l’œil vigilant du cross, situé sur le cap Gris Nez.

LA NATURE AUX 100 VISAGES

Du marais audomarois, aux douces vallées du Ternois et des 7 Vallées, les paysages du Pas-de-Calais sont authentiques. De bocages en marais, tout ici respire la douceur et le retour aux sources.




Les parcs et jardins s’ouvrent au public, les artisans invitent le visiteur curieux à pousser la porte de l’atelier pour partager leur métier l’espace d’un moment. De jolis villages fleuris, des chapelles, des calvaires, un clocher tordu, des fermes aux colombages et la forêt ancienne dont seuls les arbres connaissent l’histoire, les 7 vallées et le Ternois partagent un patrimoine vivant et préservé riche des traditions d’un pays proche de la terre.

La région de Saint-Omer, d’Aire-sur-la-Lys à Fauquembergues et de Lumbres à Thérouanne, vous invite à une rencontre entre nature et histoire.

2000 ANS DE SOUVENIRS

Béthune et Arras, villes bourgeoises d’influence flamande et parfois espagnole, dessinent les limites d’un vaste territoire entre plaines d’Artois pays minier et villages agricoles. Elles sont marquées par l’histoire d’une première grande guerre qui laissa d’innombrables croix blanches et des paysages imprégnés de souvenirs.




Les places pavées et les beffrois sont caractéristiques du Pas-de-Calais. Le carillon médiéval de Béthune anime son célèbre beffroi. Le beffroi d’Arras, décoré d’un lion d’or, renaît de ses cendres pour couronner l’hôtel de ville de la place des Héros.

Le célèbre restaurant deux étoiles “Le Meurin” à Béthune, décline avec finesse les saveurs locales. Dans “La Faisanderie”, écurie aménagée des souterrains d’Arras, Jean-Pierre Dargent, digne représentant de la confrérie, vous initiera avec à la dégustation de l’andouillette. Qu’il soit en pain d’épices, en fromage ou en chocolat, Arras vous offre son cœur. A Lillers la betterave, le sucre et les échalotes sont de mise dans une petite ville qui chaussa la France il n’y a pas cent ans !
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 15:00

quelque plage du nord

le touquet


boulogne sur mer


plage vimereux



berck



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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 15:12

ma ville lens HISTOIRE
Epoque médiévale

Période Mérovingienne
Le nom de Lens apparaît pour la première fois pendant la période mérovingienne sous la forme de “ Lenna Cas ” qui signifierait “ Forteresse des Sources ”. La Ville pourrait cependant avoir une origine plus ancienne (époque gallo-romaine) qui ne peut être attestée.


Les comtés de Lens
Les fortifications de Lens (complètement disparues aujourd’hui) remontaient aux invasions normandes. La châtellenie de Lens, étendue sur la majeure partie de la Gohelle, avait plusieurs seigneurs sous sa dépendance. Les comtes de Lens ont été, pour la plupart, comtes de Boulogne (ils étaient représentés à Lens par le châtelain). Eustache II fut le plus illustre des comtes de Lens et de Boulogne. En 1057, il épousa Ide de Bouillon. En 1066, il commandait une partie de l’armée de Guillaume-le-Conquérant à Hastings. En 1071, Eustache prit part à de nouvelles batailles à propos de la succession de Flandre. Il mourut vers 1095. Ide lui survécut jusque 1113. Elle était née au château de Bouillon (au sud-est de l’actuelle Belgique) vers 1040. Très pieuse, ses donations aux églises, aux couvents, aux hôpitaux sont innombrables, ses fondations nombreuses. Elle s’éteignit au monastère de La Capelle, près de Calais, et fut inhumée au Wast, près de Boulogne. Ide a été béatifiée et est devenue la patronne de Lens. Les trois fils d’Eustache II et d’Ide de Bouillon, Eustache, Godefroy et Baudouin prirent part à la Première Croisade à la tête des armées. Godefroy en fut le principal chef. L’expédition se termina par la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099. Godefroy de Bouillon devint le premier roi de Jérusalem.


Lens sous le comté d'Artois
A l’époque féodale, Lens était liée au comté d’Artois. L’Artois (et Lens), qui appartenait au comte de Flandre, fut rattaché à la Couronne de France en 1180. Au XIIIè siècle, le roi Louis VIII donna à la ville la charte qui l’érigea en commune.


Lens à l'époque féodale
Au Moyen-Age, Lens était un gros bourg rural : les foires et marchés y étaient importants. Les barques portées par la Deûle se chargeaient et se déchargeaient à son rivage. La rivière actionnait quatre moulins ; un autre à vent dominait les remparts. Lens se trouvait sur la plus ancienne route qui menait les marchands de la Flandre septentrionale, de Lille, Seclin, Pont-à-Vendin et Lens à Arras et au tonlieu (nom désignant autrefois le bureau et le droit payé à l’entrée des villes) de Bapaume (actuel chef-lieu de canton du Pas-de-Calais), en direction de Paris. Lens avait son échevinage et sa milice ; sa prévôté et son baillage étaient parmi les plus importants de l’Artois.


Les fortifications
Lens eut beaucoup à souffrir de la Guerre de Cent Ans et des hostilités contre la Flandre. En 1303, la ville fut brûlée par les Flamands. A l’époque médiévale puis à l’époque moderne, Lens a été, au total, l’objet d’une quinzaine de sièges (en particulier en 1478, puis 6 fois entre 1493 et 1590 et 5 fois entre 1641 et 1648). Les fortifications furent démantelées à partir de 1448. Le dernier démantèlement fut ordonné par le gouvernement de Louis XIV, le 25 mai 1652 et terminé en 1657

Epoque moderne

En 1526, la suzeraineté de l’Artois, restée au pouvoir du roi de France, était passée au roi d’Espagne.

La Guerre de Trente Ans fut particulièrement dévastatrice. La Ville fut prise et reprise par les armées belligérantes, saccagée, ruinée, tour à tour au pouvoir des Français puis des Espagnols. Lens attache son nom à la grande bataille qui vit la victoire du Prince de Condé sur les Espagnols le 20 août 1648. Cette bataille mit fin à la Guerre de Trente Ans et donna à Boileau la possibilité d’écrire des vers connus : “ C’est ici, Grand Condé, qu’en ce combat célèbre où ton bras fit trembler le Rhin, l’Escaut et l’Ebre… ”. Puis, dans l’éloge funèbre du Prince de Condé, Bossuet rappela : “ Lens, nom agréable à la France… ”. Plus tard, Lens a donné le nom de Grand-Condé à une de ses cités ouvrières sur la route de Lille. Le traité des Pyrénées conforta cette victoire en 1659 en assurant la prééminence française en Artois.

La découverte du charbon

Le véritable destin de la ville se joua cependant avec la découverte du charbon à Oignies, en 1841. Des sondages furent ensuite effectués en 1849 à Annay, Courrières et Loos-en-Gohelle. Cette découverte eut une grande portée et donna naissance au bassin houiller du Pas-de-Calais, dont Lens devint rapidement la capitale. La Compagnie des Mines de Lens, créée en 1852, eut un essor considérable. Avec la mine, la ville connut une forte croissance démographique. Le paysage fut modifié : des chevalets se dressèrent avec autour d’importantes cités.




les terrils les plus haut de l'europe se trouve a loos en gohelle.


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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 15:15

La Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale affecta profondément la ville et sa région. Occupée de 1914 à 1918, elle subit l’une des plus grande destruction de tout le front français. A la fin de la guerre, sa population (18000 habitants) était réduite de 50%. Une citation comportant l’attribution de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre avec palme lui fut attribuée. A la fin de la guerre, Lens était rasée de fond en comble ; tout était à rebâtir.

La reconstruction

La période de l’Entre-Deux-Guerres a été marquée par la reconstruction de la Ville. L’Etat apporta son aide sous la forme de “ dommages de guerre ”. La municipalité élabora un plan d’alignement, d’aménagement et d’extension. Les idées essentielles en sont : redressement et élargissement des rues, disparition des passages à niveau, hygiène et embellissement de la ville. Les marais asséchés et comblés sont entrés dans le plan d’extension de la ville. L’église Saint-Léger, l’hôtel de ville, les Grands Bureaux de la Compagnie des Mines (aujourd’hui occupés par l’Université d’Artois) ornés d’un magnifique parc à la française, la gare ont été construits ou reconstruits durant cette période. Ce dernier bâtiment est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. La reconstruction est bien avancée dès 1926.
Pour les édifices privés, les propriétaires d’immeubles les ont rebâtis en se groupant dans une coopérative de reconstruction “ l’Union des propriétaires sinistrés de Lens ”, qui fonctionna du 5 août 1921 au 6 juillet 1932. Aucun style n’était imposé. La variété des conceptions a fait des principales artères, un ensemble harmonieux. Le style “ hispano-flamand ” a inspiré quelques belles constructions du centre-ville. Les matériaux employés sont essentiellement la brique, le béton armé et la tuile. Par ailleurs, les cités minières se sont étendues

Félix BOLLAERT (1855-1936), fils du précédent, a donné son nom au stade qu'occupe le Racing-Club de Lens. Il fut président du Conseil d’administration des Mines de Lens. Mais c’est surtout comme philanthrope et bienfaiteur de la Ville qu’il resta dans le souvenir des Lensois. Il favorisa l’essor des sociétés musicales et sportives.
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MessageSujet: Re: ma region   Mer 26 Juil 2006 - 15:22

Aux environs de Lens :

- Cimetière Militaire National de Notre-Dame de Lorette : Musée historique
- Le Musée militaire de La Targette à Neuville St.Vaast ( 1914-18 & 1939-45)
- Le Mémorial Canadien de Vimy

Ville culturelle

Le Louvre-Lens
Le 29 novembre 2004, lors d'une visite à Lens, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé que l'ancienne cité minière avait été choisie pour recevoir l'antenne décentralisée du musée du Louvre. À l'horizon 2009, un nouveau bâtiment de 18 000 m² sera édifié sur le site de l'ancienne fosse 9/9bis. Il recevra, en alternance avec le musée parisien 500 à 600 œuvres majeures ainsi que des expositions temporaires. Différents espaces pédagogiques seront également construits.

Ville de football

Les "sang et or"
Outre ses activités économiques, Lens bénéficie du rayonnement national de son fameux club de football,le Racing club de Lens, les "sang et or", véritable pôle culturel et sportif de la ville, symbole actif de la mémoire des houillères et de certaines valeurs chères à la ville de Lens et au bassin minier de la région Nord-Pas-de-Calais. L'équipe fut championne de France de football en 1998, vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999, demi-finaliste de la coupe de l'UEFA en 2000, vainqueur de la coupe Intertoto en 2005 et régulièrement présente sur la scène footballistique européenne.

Le stade Félix Bollaert
La ville de Lens dispose de multiples équipements sportifs dont le stade Félix Bollaert. En plus d'être situé en plein cœur de la ville, il est bâti sur le modèle des stades anglais, ce qui en fait une véritable enceinte de football indissociable de la vie des Lensois. Il est à l'image et à la mesure de la passion que les Lensois et la population régionale éprouvent pour le Racing club de Lens. D 'importance régionale, il a une capacité supérieure à la population totale de la ville (affluence record de 48 912 spectateurs en 1992, avant sa mise aux normes internationales qui a ramené sa capacité à 42 000 places). Lens est la plus petite ville à avoir accueilli une coupe du monde de football (en 1998) et une coupe du monde de rugby (en 1999). D'ailleurs en 2007, la ville et le Stade accueilleront une nouvelle fois la Coupe du Monde de Rugby organisée par la France.
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MessageSujet: ma region Pierre(toth14) Libramont belgique   Jeu 27 Juil 2006 - 16:56

j habite a Libramont dans la province du luxembourg en belgique,c est une region sauvage et verdoyante ou on peut faire de formidables promenades et randonnées.C est le rendez vous des amouruex de la nature , du sport , de la chasse et de la gastronomie locale , enormement de gibier (biche ,chevreuil ,cerfs ,sangliers)
c est une region tres vallonnée ou on trouve beaucoup de gites ruraux
il y a aussi la foire agricole de libramont qui dure 5 jours et qui est la plus importante en europe
les feux du mardi gras qui illuminent plusieurs villages et qui se termine par des crepes et du vin chaud
la journée des bouchers c est une confrerie fondee en 1591 qui defile en cortege dans la ville
la journée internationale de la chasse qui se deroule le premier week end de septembre
le mois de juillet est le mois musical ou sont organises des concerts dans les abbayes et a la basilique
les promenades a l ecoute du brame sont une curiosité a voir,de mi septembre a mi octobre on decouvre en foret le brame du cerf c est assez surprenant
voila j espere que vous en savez un peu plus sur ma region et excusez moi mais je suis pas tres fort en informatique alors je sais pas comment faire pour mettre des photos
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olivier155



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MessageSujet: Re: ma region   Ven 28 Juil 2006 - 23:08

Le chef-lieu d'arrondissement est Marseille.


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Dimensions de la commune: du nord-est au sud-ouest, 4600m. D'ouest en est, 3750m. périmètre:12.5 km. Superficie: 580 hectares.


En 1821, les sources étaient nombreuses mais non abondantes.A l'heure actuelle il n'y en a plus aucune.

Le Climat

Par rapport à Marseille, St Savournin a un micro-climat, c'est ainsi que la pluie ou la neige y sont plus fréquentes. La température est inférieure de quelques degrés.


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Lieux-dits et Hameaux
Les différents hameaux de la communes sont: la Patancline, les Plaines, St Estève, l'Adrech et Pérusson, Maurin, Puits Germain, le Collet Blanc,Laganou, la Valentine, Puits Léonie, Puits Castellane.

Ces hameaux forment trois quarts d'un cercle autour des propriétés non bâties.
Les châteaux
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Le premier château(Le Castellas) a été construit entre 1045 et 1138. Situé au dessus du village entre ce dernier et et le sommet de la chaîne de l'Etoile sur un petit plateau rocheux. Le donjon encore debout, était quadrangulaire à l'intérieur, mais une de ses façades, celle de l'ouest, est bombée en demi-cercle et son couronnement est crenelé.Du côté nord et du côté de l'est ses murs présentent quatre angles à la Vauban. Au sud-est, un rempart de neuf mètres de longueur sur quatre mètres d'élévation percé de nombreuses meurtrières s'appuie à la base du donjon qui présente cette particularité d'être formé à l'ouest.
La démolition de ce château doit remonter au temps de la Ligue, et ses possesseurs construisirent peu après, au dessous du village, dans une meilleure position, une vaste maison de campagne appelée depuis château, ou les seigneurs résidèrent jusqu'à la révolution.

Le castellas Les Mines
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Le charbon à St savournin est du lignite, roche combustible qui donne moins de chaleur que la houille.Les mines de St Savournin ne renferment presque pas de grisou.Le puits Léonie ferme en 1931, les puits de Valdonne en 1959, le puits Armand en 1930 mais sera de nouveau utilisé pendant la guerre de 1939/1945 et fermé définitivement en 1954. Le personnel sera tranféré en grande partie au puits St Germain à St Savournin. La production

Le puits Léonie à La Valentine
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Au début de 18ème siècle, la production était de 1000 tonnes environ. Les premiers puits verticaux vont permettre une production de 10000 tonnes et c'est en 1860 grâce à de nouveaux matériels utilisés que celle-ci atteindra les 50000 tonnes. Le puits Castellane en 1873 produira à lui tout seul 100000 tonnes. Puis c'est le tour du puits Léonie en 1878 qui atteindra 162000 tonnes.


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Le transport
Au 18ème siècle, le transport du charbon était effectué à dos de mulets vers Marseille. A l'époque, ils empruntaient deux itinéraires; le sentier des Termes par Pichauris et la Bourdonnière et l'ancien chemin d'Aix qui atteignait Aubagne par la vallée de l'Huveaune.


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C'est en 1863 que le PLM construit une ligne de chemin de fer de 30 kms reliant Aubagne à la Barque. En 1868, la voie est ouverte entre Aubagne et Valdonne.Ce train diminua le coût du transport et il sera utilisé également par les mineurs et d'autres voyageurs jusqu'en 1939. Il est supprimé en 1960.


Le calvaire Le Moyen-âge
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Entre le 8ème et le 10ème siècle, les campagnes ont souffert des guerres et des pillages venant des Sarazins.

Aux 15ème et 16ème siècle, La Provence connait une importante immigration de Piémontais.

En agriculture, les rendements ne sont pas terribles.La vigne est très répandue à St Savournin, ainsi que les oliviers.

L'élevage est la principale ressource qui donne le lait, la viande et l'engrais pour l'agriculture.

En 1685, le Conseil de St Savournin décidait d'interdire les troupeaux de chèvres pendant 9 ans, classés comme nuisibles aux forêts et aux plantations.

Les métiers de l'époque étaient, paysan laboureur, bergers, ménagères, valet, muletier, porchier, maréchal ferrant, mineur.

La mortalité infantile à l'époque, dépasse 25% pour les moins d'un an.
Patronymes de St Savournin
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Entre 1653 et 1752 on relève les noms suivants:

SAMAT, LONG, COLLOMB, COLLOMBE OU COULOMB, OLIVE, OLINO, OLLINO qui devient OLLIVE, ROUX, BOEUF, BLANC, LAUGIER ou LAUGIE, BONIFACE, MALET, COUSTANT ou CONSTANT, JACQUET, GARCIN.
La grand'rue au début du siècle et le bar tabac à la Valentine en 1954.
La révolution de 1789
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Avant que ne se tiennent les Etats Généraux de mai 1789, les communes établirent des cahiers de doléances. Celui de St Savournin figure dans les archives de l'Empire.Il fut signé à l'époque par ETIENNE, VIGUIER, Jean Paul SAMAT, F. OLLIVE André OLLIVE, JF OLLIVE, COULON, S. LONG, ROUX, J. OLLINE, GARNIER et GREFFIER.


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Malgré les doléances dirigées principalement contre le seigneur, il n'y eut pas à St Savournin pendant la révolution Française de faits sanglants.


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Monsieur De Villiers, fils cadet, a écrit en juin 1792 aux autorités administratives pour se plaindre de certains dégâts causés par les habitants du village.Il indique qu'une partie du château est tombée sous les coups et qu'à la Pentecôte de la même année on a arraché une tapisserie du vestibule qui a été portée en pompe sur l'aire et publiquement brûlée.



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Le nom de la commune ne fut pas modifié malgré l'appellation d'un saint alors que d'autres localités subissaient momentanément ce sort comme Saint Saturnin qui devenait le Saizet.


Les seigneurs séculiers et ecclésiastiques
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La troisième église de St Savournin


Deux pouvoirs coéxistèrent à St Savournin. Au Vème siècle, les chapelles des grands domaines associées aux églises des villages forment les premières paroisses rurales. En 416, l'abbaye de St Victor est crée par Jean Cassien selon la règle Bénédictine.


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A la fin du Vème siècle, l'empire d'occident est désagrégé sous la pression des Barbares. Les Wisigoths et les Burgondes se partagent la Provence. Le pouvoir civil et militaire appartient à un Comte choisi parmi les gallo-romains ou les Barbares.Plusieurs Comtés sont réunis sous l'autorité d'un Duc.


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Au Xème siècle, l'unité administrative est toujours le Comté, mais après le départ des Sarrazins qui avaient envahi la Provence au IVème siècle, les successeurs des Comtes ont le titre de Marquis et jouissent des droits régaliens: justice, défense de la région, garde des églises.En 1005, l'abbaye est rattachée au St Siège.En mars 1010, Walpertus, prêtre, donne à St Victor l'église qu'il a reçue de Guillaume 1er, vicomte de Marseille, à charge pour l'abbaye de prier pour lui et pour ses parents. St Victor érige l'église de St Savournin en prieuré. Le Pape Grégoire VII confirma cette décision en juillet 1079.

En 1028, l'abbaye reçoit une parcelle de vigne.


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En 1036, Aldegerius et sa femme donnent à St Victor deux fermes, une cabane, une forêt et le presbytère de l'église de St Savournin.


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En 1040, Raimbaud, archevêque d'Arles cède à l'abbaye tous les biens qu'il possède à St Savournin.

Le 23 mai 1138, Aldegérius et son frère Boson vendent à St Victor tous les droits qu'ils possèdent sur le château de St Savournin. Par ces dons, l'abbaye de St Victor obtient une part importante de la seigneurie de St savournin.


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En juillet 1553, les héritiers des Agoult, des seigneurs d'Auriol et les abbés de St Victor vendent leurs droits à Balthazar de Catin Vassal, sénéchal de Marseille mais l'abbaye de St Victor garde le prieuré et certains impôts.


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En 1567, le seigneur de Catin se pourvut en la cour des Comptes pour obtenir l'investure de la haute juridiction de St Savournin; il se remaria en 1577 avec Magdeleine de Coriolis, qui était veuve de Bourdon, seigneur de Bouc, et qui, après la mort de M. de Catin se remaria en troisième noces avec le fameux Malherbe en 1581. Il eut pour héritier sa fille Lucrèce-Théodore, mariée en 1582 à Julien de Beïssan d'où: Balthazard de Beïssan, seigneur de St Savournin, capitaine de crue à Marseille en 1622, qui avait épousé en 1618 Marguerite de Bionneau et fut père de Jean-Baptiste de Beïssan-Montanée, seigneur de St Savournin, mort à Marseille sans alliance, le dernier de sa race en 1688.



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En 1758, c'est J.B Augustin de Villiers qui devient le propriétaire des droits.
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Madame Capus née De Villiers transmis l'héritage à la famille Dufaur, deux soeurs, la Comtesse de Jacops d'Aigremont et Mademoiselle Dufaur.


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La famille d'Aigremont comprend actuellement, Louis, Maurice, Odile, Henri et Hélène avec de nombreux descendants. L'ainé detient le titre de Marquis et le second celui de Comte.



La miraculée de St Savournin
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Joséphine MICHEL est née à St Savournin. Dès l'âge de trois ans, elle fut atteinte du mal de POTT cervico-dorsal avec impotence de la colonne vertébrale mais qui lui laissa l'usage de ses membres.

En 1926, le mal s'aggrava, les membres inférieurs devinrent paralysés.

Elle participe alors à un pélerinage à Lourdes en 1928, elle en sort guérie de la piscine.


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Joséphine se trouve à gauche de L'abbé MARTIN.









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MessageSujet: Re: ma region   Jeu 10 Aoû 2006 - 18:52

J'habite à NIVELLES en Belgique dans la province du Brabant wallon
Nivelles en quelques mots.

Nivelles naît et se développe à partir de l'an 648 autour d'une abbaye établie par Sainte Gertrude, fille de Pépin de Landen, ancêtre de Charlemagne.
Ville d'histoire et de tradition, Nivelles est devenue la capitale du " Roman Païs ".
Elle compte actuellement près de 24.000 habitants.
Elle a su préserver ses grands monuments, ses quartiers et ses sites champêtres et boisés de toute beauté.


Les Nivellois sont farouchement attachés à leurs traditions : cela n'a rien d'étonnant car notre folklore est d'une grande richesse et d'une grande variété.

La collégiale Ste Gertrude de Nivelles. Le joyau architectural du Brabant wallon. De dimensions impressionnantes , elle se caractérise par une composition harmonieuse alors qu'elle est le fruit de campagnes de construction distinctes. L'église (nef, transepts et chœur oriental sur crypte) a été consacrée en 1046, l'avant-corps a été bâti à la fin du XIIe siècle, l'entrée sud et le cloître au XIIIe siècle. Ravagée par le bombardement allemand du 14 mai 1940, elle a été reconstruite en style roman après consultation de la population le 14 décembre 1974.




Jean de Nivelles . Garant des traditions, héros tutélaire qui force l'admiration ou suscite le rire bonhomme par son accoutrement, un cimier, une cuirasse et une jupette. Ce bon guerrier (2,08m de haut, 350 kg) à la barbe frisée, au corps bardé de plaques de laiton doré, est un jaquemart (de l'ancien français " jaque ", cotte) né vers 1450, installé initialement sur la tour de la maison communale et transféré en 1617 sur une tourelle de la collégiale.

L'église des Récollets à Nivelles Vingt ans après la mort de St François d'Assise (1226), les franciscains s'installent à Nivelles. Saccagée en 1580 par les protestants, Marguerite d'Autriche fait reconstruire l'église en gothique flamboyant. On y voit la châsse de Ste Marie de Oignies. Du couvent, il reste un cloître très romantique, le deuxième de Nivelles.



Chaque année, le Tour Sainte-Gertrude réunit de très nombreux pèlerins. Nos géants sont applaudis chaque fois qu'ils sortent. Fêtes et réjouissances populaires sont animées. Le carnaval aclot est toujours vivant. Jean de Nivelles, du haut de son clocher, attire toujours les regards. Enfin, gourmets raffinés, les "Aclots" apprécient toujours les tartes al' djote et les "doubles".



Nivelles, ville historique

La ville s'est édifiée autour d'une abbaye noble fondée à l'aube de la christianisation de notre pays et, fait rare en Europe, abritant un ordre double dirigé par des femmes.
Au cœur de la cité, vous trouverez un ensemble d'architecture exceptionnelle : la collégiale romane du 11ème siècle, le sous-sol archéologique, la crypte, le cloître, l'avant-corps et le trésor sont les preuves d'une architecture vivante qui n'a cessé d'évoluer du 7ème siècle à nos jours. Abbaye impériale sous les Carolingiens, elle fera partie plus tard d'un chemin de Compostelle. Le quartier St-jacques, au pied de la collégiale, reste un témoignage de ce pèlerinage.
Á quelques pas, le couvent des Récollets, où s'installèrent, 20 ans après sa mort, les moines de St François, constitue un ensemble bien conservé. Vous ne manquerez pas d'y admirer l'église de style gothique tardif et le cloître.

Au fil des rues et des ruelles

Sur ce site d'exception, les siècles ont laissé d'admirables traces. La vieille cité abbatiale offre aux visiteurs un véritable voyage dans le temps, du Moyen-âge à nos jours.
Les amateurs d'art et d'histoire, allant de fontaine en fontaine et passant par le musée, seront comblés par les rues médiévales, les anciens refuges d'abbayes, les vieux hôtels particuliers.
Ils se laisseront séduire par un détail d'architecture ou charmer par l'ambiance du passé.
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